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Amélie Riou, une athlète dans le vent !

2 FEBRUARY 2022News
Tags:
  • France

Depuis l'évènement de Cadix, les navigatrices des 8 équipes sont à bord des F50 pendant les courses (en plus des entrainements), à la tactique en tant que 6e équipier ou à la colonne de winch (nouvelle configuration de navigation à 4 quand les vents sont très légers).

Amélie Riou a fait son entrée en conditions réelles lors de l'évènement espagnol et s'est prêté au jeu d'un question/réponse sur son expérience du circuit international de voile le plus palpitant au monde...

Essaie de te rappeler ta première fois à bord du F50 ? Ce qui t'a le plus marqué ?
AR : Ma première fois sur le F50 c’était l’année dernière aux Bermudes, c’était notre premier évènement avec Hélène et ce qui m’a le plus impressionné, c’est les sensations de vitesse avec très peu de vent. En fait j’avais l’impression d’être comme dans un manège, je me sentais presque malade ! (Rires)

Et de ta dernière fois ?
C’était pour l’évènement de Cadix où j’étais à bord pour la première fois pendant la régate. C’était également la première fois pour Quentin et la première fois dans du vent soutenu. Cela faisait beaucoup de premières fois ! Le second jour de course, quand il y avait vraiment du vent et qu’il fallait abattre à la sortie du port, c’était chaud, plus personne ne parlait à bord. C’était vraiment chouette.

Quel a été le chemin et la progression entre les deux ?
Le chemin parcouru entre ces deux périodes c’est vraiment une familiarisation avec le bateau, notamment sur l’aspect technologique, compréhension du bateau, familiarisation aussi avec les termes anglais. J’ai bien progressé là-dessus. J’ai aussi travaillé sur la partie datas, je me sens un petit peu plus à l’aise avec ce sujet. Mais il reste encore beaucoup à travailler pour être compétente dans le domaine. Côté navigation, je me sens bien plus à l’aise au niveau de la mobilité et de la compréhension du F50 grâce au nombre d’heures que j’ai cumulées.

Parle nous de ton domaine d'expertise au sein de l’équipe
J’ai deux domaines distincts :

  • Le premier c’est quand je navigue en tant que 4e à bord, dans le vent faible, je suis au poste de grinder et je règle aussi le foc, un rôle très physique.
  • L’autre casquette c’est en tant que 6e à bord, qui est plus un rôle d’observateur mais aussi de tacticienne. J’aide sur tout ce qui est stratégie sur le plan d’eau par rapport au vent mais aussi par rapport aux adversaires pour anticiper les croisements etc. Je dois vraiment guetter tout ce qui se passe autour et annoncer les bonnes informations à l’équipe, au bon moment et de manière précise.

La pièce techno que tu préfères à bord du F50 ?
Ma pièce technologique à bord du bateau, c’est le « screen », écran sur lequel il y a toutes les données tactiques, le vent réel, si on est plutôt en ado, en refu, les laylines. C’est hyper précis donc cela simplifie beaucoup pour faire la tactique. C’est un outil également très performant sur les départs : il t’indique l’endroit le plus favorable sur la ligne et le décompte avant la ligne. Cela me parait tellement incroyable, ça me fascine !

Ta manœuvre préférée à bord du F50 ?
Ce n’est pas tant une manœuvre mais un moment que j’adore à bord, ce sont les départs. Parce que tout le monde est au contact, on sent qu’il y a un peu de tension à bord mais c’est pareil pour les autres équipes, ça joue à la seconde près pour le timing. C’est vraiment un moment grisant. C’est peut-être aussi parce que je suis en observateur à l’arrière donc je regarde tout ce qui se passe, c’est très intéressant pour moi.

Quel souhait pour la saison 3 de l'équipe française ? Pour toi et pour l’équipe ?
Mon souhait pour cette saison, pour l’équipe, serait qu’on réussisse à faire quelques petites finales sur certains évènements. Il faut laisser un peu de temps à l’équipe de naviguer ensemble, que Quentin prenne bien ses marques. De ce que j’ai vu à Cadix, il a quand même une grande capacité à s’adapter, c’est aussi un gros travailleur. Donc pour moi, c’est un objectif largement réalisable. Cette équipe a du potentiel, il faut juste laisser le temps au temps, que tout s’articule.

Pour mes objectifs à bord, j’aimerais bien avoir des occasions d’évoluer sur différents postes sur des phases d’entrainement. Après, en termes d’expertise, j’aimerais bien développer davantage la compréhension des datas, les valeurs associées au côté sportif. Le poste qui m’attire le plus, c’est le réglage de l’aile, quand je vois le bateau et que je le vois évoluer.

Quelle est l'équipe que tu aurais le plus envie de battre ?
Pour le moment, l’équipe que j’aurais le plus envie de battre, c’est le Japon. Je trouve que les Japonais naviguent super bien, propre et ils arrivent toujours à s’en sortir. Je les trouve impressionnants tactiquement, dans les options, quand le vent est plus léger. Donc je me dis que si on arrive à les battre, cela voudra dire qu’on a fait des choses simples qui ont fonctionné !

Quel est ton programme à côté de SailGP ?
En parallèle de SailGP, je navigue également en 49er FX avec Lara Granier. Nous sommes en préparation olympique pour les JO de Paris 2024. On s’entraine beaucoup sur ce support en ce moment. On essaie déjà de tout faire pour se sélectionner aux Jeux puis dans un second temps tenter de décrocher une médaille ! Ce n’est pas toujours simple de mener ces deux projets de front car mon projet olympique me prend beaucoup de temps. Mais je m’assure de mener les deux à bien, car c’est très intéressant de les combiner. L’un apporte à l’autre et réciproquement. Cela me permet également d’acquérir de l’expérience sur SailGP et d’apprendre aussi en gestion humaine et management de projet, ce qui m’apporte énormément pour mon projet olympique. Je suis vraiment contente de faire les deux.

Qu'est-ce-que tu aurais envie de dire à de très jeunes femmes qui naviguent pour qu'elles osent se lancer plus tard ?
Le message que j’ai envie de faire passer auprès des jeunes, c’est vraiment : OSEZ ! Il ne faut pas trop se poser de questions quelques fois. Il faut savoir se créer des opportunités mais quand elles sont là, il faut les saisir sans se dire qu’on n’est peut-être pas à la bonne place ou pas assez à la hauteur… Il faut vraiment saisir les choses, montrer qu’on est motivée, montrer qu’on veut travailler et je pense que si on est dans un bon état d’esprit, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas.

Un dernier mot ?
Keep smiling, keep pushing hard !

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