Seule étape française du circuit SailGP, Saint-Tropez accueille les F50 pour la deuxième année consécutive, et promet un spectacle grandiose sous les remparts de la citadelle. En attendant les régates du week-end, dont certaines seront ventées, les équipes prennent leurs marques sur le paddock de la « tech base ». Aujourd’hui, seuls les tricolores ont étrenné le plan d’eau à l’occasion d’une journée média toujours très utile, parallèlement, pour roder l’équipage.

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Le calme avant la compet’
L’été prend ses aises sur la Côte d’Azur en ce début septembre qui ne ressemble pas encore à une vraie rentrée. Sauf pour les neuf équipes de SailGP, de retour aux affaires 20 jours après les confrontations de Copenhague. Sur le parking du port, à l’abri des bases techniques, chacun s’apprête à de nouvelles échauffourées pour ce 5e Sail Grand Prix de la saison. La météo devrait animer les débats avec 15 à 20 nœuds de nord-ouest annoncés vendredi pour les courses d’entrainement et samedi pour la première journée.

Les frenchies « à la maison »
Jouer à domicile est toujours une expérience particulière. « C’est forcément un peu stressant, admet Bruno Dubois, directeur de l’équipe tricolore. Il y a de la pression médiatique, nous avons de nombreux invités, des sponsors potentiels, donc il ne faut pas se rater. Mon rôle, dans ce contexte, est de protéger l’équipe sportive en structurant bien toute l’organisation sociale autour de l’événement ».

Même discours protecteur dans la bouche du coach Thierry Douillard : « Le fait d’être à domicile, c’est un paramètre qu’il faut tout de suite s’enlever de la tête. C’est une priorité. On a vu nos adversaires pas toujours chanceux chez eux. Le meilleur moyen de ne pas tomber là-dedans, c’est de considérer Saint-Tropez comme n’importe quel Sail Grand Prix. C’est mon objectif de faire en sorte que les gars, malgré de nombreuses sollicitations, soient dans cet esprit là ».

Dans le camp français, ce mercredi était dédié aux médias et invités, qui ont eu l’opportunité de rencontrer Quentin Delapierre et son team et d’assister à une session de navigation. Certains ont même eu la chance de naviguer à bord du F50 bleu blanc rouge, comme le nageur triple médaillé olympique en campagne pour Paris 2024 Florent Manaudou. « C’était génial ! Je ne pensais pas avoir autant de sensations ! C’était très intéressant, j’étais en immersion, j’entendais ce que disait l’équipage et j’aurais aimé comprendre un peu mieux comment cela fonctionne. Je ne suis pas un voileux à la base ! Mais c’est incroyable de voir la vitesse à laquelle le bateau peut aller dans des conditions légères (8 nœuds aujourd’hui). J’imagine ce que cela doit être dans du vent fort, la force centrifuge, les G que l’on doit se prendre et je comprends pourquoi c’est un sport extrême ! »

Avant le sportif, un peu de festif
Demain jeudi, les neuf équipes vont mettre à l’eau leur catamaran volant pour une journée d’entraînement libre. Avant de tester leur terrain de jeu, c’est sur un terrain de pétanque que les protagonistes du Range Rover France Sail Grand Prix I Saint Tropez vont se retrouver ce soir. Rendez-vous à 19h00 place des Lices pour un concours amical très couleur locale !