Copenhague - 19 août 2022 - La grande aile de 29m introduite sur le circuit l'année dernière lors du France Sail Grand Prix de Saint-Tropez n'aura pas suffit. La première journée du Denmark Sail Grand Prix a malheureusement été annulée, faute d'une absence totale de vent. Pluie, grisaille, mer d'huile, le cocktail offert par la météo ce vendredi à Copenhague était malheureusement conforme aux prévisions. Tout va donc se jouer demain. Heureusement, les conditions attendues sont beaucoup plus prometteuses et devraient permettre aux 9 équipages internationaux de se confronter. Pour Quentin Delapierre, le pilote de l'équipage français, il va s'agir d'attaquer cette unique journée de compétition hyper concentrés : « il n'y aura pas d'échauffement, il faudra tout de suite être dedans ».

Les conditions pluvieuses et orageuses qui enveloppaient le plan d'eau face à la ville de Copenhague n'ont pas permis aux 9 équipages internationaux de cette troisième saison du circuit SailGP de pouvoir courir. La sortie du port avait pourtant laissé espérer un peu plus de vent puisque quelques bateaux avaient réussi à voler un peu, avant que le vent ne tombe définitivement. Équipés de la plus grande aile – le circuit SailGP dispose de trois surfaces différentes, 29, 24 et 18 mètres – toutes les équipes ont attendu le vent jusqu'à ce que la journée soit annulée définitivement. Tout va donc se jouer demain, dans des conditions qui s'annoncent plus classiques, entre 8 et 12 nœuds. 3 manches doivent être courues pour valider un Sail Grand Prix.

En attendant le vent, le jeune pilote français est revenu sur les deux journées d'entraînement qui ont précédé cette journée sans vent : « il n'y avait pas beaucoup de vent durant les entraînements de mercredi. Du coup nous avons navigué en configuration minimale, c'est-à-dire à quatre, pour alléger le bateau au maximum, en utilisant la grande aile de 29m. Nous avons beaucoup investi sur cette forme de navigation et cela nous a permis de valider certaines choses, de trouver de bonnes pistes. Sur les trois manches que nous avons courues hier, avec un peu plus de vent en configuration à 6, il y a eu de très bonnes choses mais nous avons pris des pénalités, du fait d'une navigation un peu trop agressive. Ce n'était pas notre meilleure journée d'entraînement mais nous sommes sereins à bord. Nous savons désormais que nous pouvons monter rapidement notre niveau de jeu ». Une bonne chose pour l'équipage français qui devra se montrer performant dès le début de la première manche de demain. « Nous devons marquer des points d'entrée de jeu », assure Quentin Delapierre. « Il n'y aura pas d'échauffement ! ». A demain donc, pour une journée à haute tension où, plus que jamais, la moindre erreur se payera au prix fort.