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France Sail Grand Prix | Une bonne répet’ avant la compet’

10 SEPTEMBER 2021News
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  • France Sail Grand Prix
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Saint-Tropez – 10 septembre 2021 – Ce vendredi, les 8 catamarans de SailGP ont pris leur envol dans le golfe de Saint-Tropez. Pendant ce traditionnel tour de chauffe, ils ont étrenné leur terrain de jeu, terrain cabossé par un fort clapot et balayé par des souffles irréguliers. Heureux présage, les Français accèdent à la finale de cette journée d’entraînement, en compagnie des Britanniques et des Néo-zélandais. Mais c’est demain que les choses sérieuses commencent. Le France Sail Grand Prix amorce un tournant dans la saison 2 et toutes les équipes veulent prendre de l’altitude.

Money time
C’est la mi- saison, les teams sont à touche-touche au classement provisoire et la pression monte inexorablement, comme en témoignent les petits coups de sang qui ont déjà « animé » les passages de ligne d’arrivée après une contre-performance. « Cela montre à quel point on veut gagner. La tension est énorme sur une course, on est à fond et cela peut générer une frustration proportionnelle » explique Nathan Outteridge, skipper du F50 japonais, actuellement 3e au tableau. « On peut s’énerver, mais 5 minutes après, c’est oublié » admet Sir Ben Ainslie à la tête du clan britannique. « A ce stade de la saison, c’est critique pour tout le monde, insiste James Spithill, barreur du bateau américain. Faire des finales et monter sur le podium devient capital ».

Ce vendredi matin en conférence de presse, les huit skippers ont tous insisté sur l’importance de sortir bien placé à l’issue du France Sail Grand Prix I Saint-Tropez. « Après, on va enchaîner rapidement avec Cadix (Espagne), ce sont les deux derniers événements en Europe. C’est là que les écarts peuvent se faire. Il faut s’efforcer de rester dans le trio final » confirme Billy Besson.

Bel entraînement pour les Français
Mission accomplie pour les Bleus à l’entraînement, sur un plan d’eau pourtant difficile à apprivoiser. Un clapot abrupt levé par le vent d’Est-Nord-Est a transformé le golfe de Saint-Tropez en piste de bosses, rendant l’équilibre des bateaux aléatoire. Les équipages ont eu de la peine à dompter leur F50, notamment dans les transitions. « On avait du mal à stabiliser le vol. On a fait quelques accidents de manœuvres. Et ça, c’est fatidique. Entre un bateau qui vole et un qui ne vole pas, le delta de vitesse est multiplié par cinq » raconte Billy Besson. Le clan tricolore a néanmoins réussi à minimiser les erreurs et s’est qualifié en finale « pour du beurre », en compagnie des Anglais et des Néo-Zélandais. Satisfaits des progrès réalisés dans la communication à bord, les Frenchies devront toutefois s’améliorer sur les départs, s’ils veulent assurer de belles manches ce week-end.

Demain samedi, la première manche sera lancée à 13h44 dans des conditions très estivales. Un petit régime de brise thermique est annoncé, pour un vent qui ne devrait pas excéder les 10/12 nœuds.

Ils ont dit :
Billy Besson, pilote du France SailGP Team : « Si on suit notre courbe habituelle, normalement, on doit le gagner celui-là non ? Bien sûr nous avons un peu de pression, liée au fait d’être à domicile ! Mais c’est une pression positive. Car pour nous, c’est extrêmement important de concourir devant notre public. Ça nous porte. C’est ce que nous avions vécu à Marseille il y a deux ans. Et nous avons hâte de régater sur ce plan d’eau de Saint-Tropez qui est vraiment exceptionnel. »

Tom Slingsby, pilote du Australia SailGP Team, en tête du classement général provisoire et récent champion du monde de Moth (dériveur à foil) : « On arrive sur des hauts, après avoir remporté les deux derniers Grands Prix. Mais on sait que ça ne dure pas éternellement et qu’un jour, on sera à nouveau battus ! Mais pour l’instant, il y a une belle énergie au sein de l’équipe, on est en confiance et je suis fier de la façon dont on navigue. Ici, dans les petits airs annoncés, on sait que Nathan (Outteridge) et les Japonais peuvent être très forts. C’est un peu leur spécialité. Forcément, on observe ce qu’ils font, et tout le monde s’observe en fait pour essayer de progresser. »

Les filles à tire d’aile
Ce week-end, le France SailGP Team accueille Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, médaillées de bronze en 470 aux JO de Tokyo. Les deux olympiennes, qui découvrent le circuit et les F50, ont vécu une première journée sur l’eau riche en sensations.

Camille, notamment, a été invitée à tirer quelques bords après les manches. « Ce qui m’a le plus impressionné, ce n’était pas tant la vitesse que la potentialité d’un crash avec les vagues, de sentir qu’on ne maîtrisait pas tout. Et j’ai été hallucinée, dans les virements, par la force centrifuge. On se fait vraiment plaquer vers l’extérieur. Si on ne traverse pas le trampoline au bon moment, c’est foutu et ça, c’était assez impressionnant. Je dois retourner à bord dimanche pour prendre un peu plus la mesure, mais avant, je dois encore compléter mes tests de sécurité (obligatoire pour tous les invités qui montent à bord en régate). »

En attendant son tour, Aloïse a assisté aux régates depuis un semi-rigide : « C’est encore plus impressionnant qu’à la télé ! On voit que cela demande beaucoup de précision et qu’il faut s’accrocher. Tout le monde va très très vite. Les bateaux sont très proches les uns des autres. Cela doit demander beaucoup de concentration pour réussir à prendre un paquet de micro décisions, et de bonnes décisions, parce qu’on voit bien qu’il n’y a pas trop le droit à l’erreur… »

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