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Spain Sail Grand Prix // Crashs à Cadix

10 OCTOBER 2021News
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  • France

Cadix (Spain) - 10 octobre 2021 - Les Britanniques chavirent en finale, les Espagnols juste avant le début des courses… Ce dimanche venté à Cadix n’a pas épargné les équipages qui n’avaient plus régaté depuis longtemps dans ce type de conditions. Les Australiens de Tom Slingsby ont parfaitement maîtrisé cet exercice de haute voltige : ils remportent leur 3e victoire de la saison et se hissent au sommet du classement général, deux mois avant le prochain Grand Prix, chez eux, à Sydney. Les Français quittent l’Espagne très satisfaits de la progression opérée par leur nouveau barreur et de la dynamique qui règne au sein de l’équipe.

Changement de régime et de décor pour clôturer ce Spain Sail Grand Prix. Après les petits airs de samedi, c’est dans une belle brise de 20/25 nœuds que les F50, surpuissants, ont régaté... à 7. Vainqueurs d’une manche hier, les Espagnols sont les premières victimes de cet environnement tonique. Quelques minutes avant le lancement de la compétition, leur F50 rouge et jaune chavire. Pas de blessés mais le haut de l’aile déchirée. Phil Roberston et ses hommes sont malheureusement forfaits à la maison, devant un public espagnol extrêmement nombreux à terre et sur l’eau.

Eviter les sorties de route

En dehors de quelques entraînements, cela faisait très longtemps que l’on n’avait plus vu les F50 dans du vent soutenu. Aujourd’hui, les équipages ont renoué avec les hautes vitesses - on a frôlé les 50 nœuds dans le bord de reaching -, les embruns qui claquent les visages, les enfournements aux abattées. Il fallait donc naviguer proprement en évitant les sorties de route, sans toutefois négliger les départs et la stratégie car les écarts en vitesse ont parfois été importants dans ce vent de terre qui soufflait en rafale.

La première régate du jour est remportée haut la main par les Néo-zélandais, tandis que la suivante, longtemps menée par les Japonais, voit le retour fulgurant des Australiens dans les ultimes longueurs, pour un passage final magnifique, à trois, sur la ligne d’arrivée.
A l’issue de ces deux courses pleines de rebondissement où l’on a vu les Japonais victimes de petits soucis techniques, Australiens, Américains et Britanniques, réguliers dans le top 4, se présentent à 17h30 sur la ligne de départ d’une finale 100% anglo-saxonne, dans un vent d’Est de plus en plus rafaleux.

Les Britanniques chavirent

Les Anglais de Ben Ainslie prennent un départ magnifique et foncent à plus de 45 nœuds dans le bord de reaching qui mène à la première marque. Mais à l’abattée, une survente fait basculer leur F50 cul par-dessus tête. Les Américains qui déboulent quelques mètres derrière doivent abattre en urgence pour éviter le bateau retourné. Ils plantent l’étrave et voilà les Australiens partis seuls en tête vers la victoire.
Avec ce 3e sacre (sur 6 Grand Prix) dans la saison 2, Tom Slingsby et ses hommes prennent la tête du classement général provisoire, au détriment des Japonais de Nathan Outteridge qui rétrogradent en 3e position avec seulement un point de retard. Entre les deux, les Américains, 2e, n’ont eux aussi qu’un point de débours avec les leaders. L’avant-dernier Grand Prix de la saison, dans deux mois à Sydney, promet d’être très très chaud !

Les Français, eux, repartent de Cadix dans un état d’esprit très positif, avec le sentiment d’avoir rempli les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour l’arrivée de leur nouveau barreur. Aujourd’hui, dans la brise, pour sa première sans ces conditions sur ce bateau après seulement 4 jours d’expérience, Quentin a assuré et montré qu’il apprenait vite. En témoigne son attitude et celle de l’équipage dans la manche 5, où, après un très joli départ, ils se maintiennent dans le top 3 pendant la moitié du parcours, avant de terminer à la 4e place.

Ils ont dit :

Quentin Delapierre : « Ce matin, alors que le vent soufflait, j’ai essayé de détendre tout le monde avec des vannes pour leur faire comprendre que je n’étais ni paralysé, ni en mode kamikaze ! Notre plan était de ramener le bateau en une seule pièce, de faire attention aux hommes et de bien manoeuvrer. A la sortie du port, à la première abattée, on s’est retrouvés à 50 nœuds, et ça m’a tout de suite calmé ! (Les Espagnols ont chaviré à ce moment-là). Sur la première manche, nous avons fait ce que nous pouvions dans ce vent fort et surtout très irrégulier. Sur la seconde, on s’est senti plus en confiance et on a réussi à tirer notre épingle du jeu après un bon départ. On peut dire que j’ai bien été bizuté ici dans des conditions extrêmes ! L’objectif N°1 pour nous est de construire un état d’esprit autour de mon arrivée et de créer une nouvelle dynamique. Et je pense qu’on a coché cette case, tout comme celle de la communication à bord. J’ai aussi appris qu’il fallait rester humble dans ce circuit. Il faudra travailler fort pour jouer devant, mais ça, je le savais avant. Je voulais d’abord me sentir bien à bord et ne pas être fébrile avec le bateau entre les mains. Maintenant, il va falloir viser des résultats à partir de là. C’est le but à Sydney, avec l’ambition de jouer en milieu de tableau, au contact des petits camarades ».

Thierry Douillard, entraîneur de France SailGP : « Le bilan est très positif. L’objectif de cette semaine était d’aider Quentin à découvrir le support et d’être capable de régater autour du parcours en navigant propre. Nous n’avions pas d’objectif de performance. Nous voulons construire quelque chose, commencer une nouvelle histoire. Très vite, je me suis rendu compte qu’on allait être en avance sur les objectifs car Quentin a vite pris la mesure de son rôle et de sa mission. Il a pris ses responsabilités. Il était prêt dans sa tête. Hier, on s’est retrouvé dans des conditions très difficiles, dans le petit temps. Aujourd’hui, on a bien préparé la journée psychologiquement. Être capable de faire ce qu’on a fait dans ces conditions, réussir à pousser le curseur pour faire 4e, c’était exceptionnel. D’ici Sydney, nous avons des bilans à faire, des données à analyser… Nous avons une très bonne base de travail et une bonne base d’échange entre nous pour construire la suite. »

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