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// Tous à Marseille ! //

18 SEPTEMBER 2019News
Tags:
  • France
  • Marseille SailGP

Demain, coup d’envoi de la Super Finale

  • Premières régates à Marseille vendredi à 14h30
  • Les Français tendus vers cette dernière confrontation de l’année
  • Du vent, du spectacle et de l’adrénaline au menu
  • Voler à haute vitesse : l’œil de Thomas Coville

Navigants, performers, techniciens, ingénieurs, management… les 25 membres de SailGP France et leurs cinq équipes concurrentes sont focalisés sur le dernier objectif de l’année, ici à Marseille. Un dernier bal à 1 million de dollars qui risque d’être très spectaculaire compte tenu de la brise annoncée.

Depuis lundi, les frenchies ont eu droit à quatre après-midis d’entraînement en compagnie de leurs futurs adversaires et ont pu tester leur fabuleux terrain de jeu entre les îles du Frioul et la grande digue du large transformée en zone spectateur, à la sortie du Vieux Port.

Vers une Super Finale ventée
Mais la météo très estivale de ces journées de répétition va être remplacée par une atmosphère plus automnale avec l’arrivée d’un flux d’Est soutenu. Même si la rade nord est relativement protégée, ce vent de terre sera fort et très rafaleux. Surventes et bascules vont rythmer les régates. La Super Finale de la saison 1 de SailGP risque donc d’être assez ‘rock’n’roll’ ! La journée de vendredi sera probablement la plus maniable de toutes.

Billy, Marie, Matthieu, Devan, Olivier et Timothé se préparent à cette échéance à domicile. Avec sérieux, concentration, envie, mais aussi beaucoup de réalisme et d’humilité. Depuis ses premiers bords à Sydney en février dernier, l’équipage a passé plusieurs caps dans le maniement du F50. « Nous ne réussissons pas encore tout à 100%, mais on commence à entrer dans les détails. Sur ces bateaux très technologiques, ce sont ces mêmes détails qui font la différence explique Billy Besson. Alors on cherche, on tâtonne, c’est le propre de la performance. On est toujours dans une phase de progression ».

Billy Besson : « on a tout à gagner »
L’étape de Cowes, très prometteuse, a aussi fait évoluer les esprits. « Chacun a vraiment pris son rôle, sa place à bord. Une confiance mutuelle s’est installée, confie Marie. Billy est plus libéré pour barrer le bateau et c’est le cas pour tout le monde. Si chacun reste dans cette dynamique de concentration maximale et que les planètes s’alignent, alors on peut espérer faire quelque chose de bien ».
Les quatre régates d’entraînement disputées ce jeudi dans le petit temps ont d’ailleurs montré que l’équipe pouvait rivaliser dans le trio de tête. Alors peuvent-ils espérer grimper au classement général ?

Mathématiquement, la troisième place, derrière les intouchables Australiens et Japonais, est encore accessible. Pour cela, les Français doivent battre leur rivaux chinois, anglais et américains. « Ce serait la cerise sur le gâteau, poursuit Marie, car on reste sur un objectif de travail avec des ambitions pour la saison prochaine. Mais si on reste nous-mêmes, si nous arrivons à bien mettre en place la communication entre nous, on peut espérer quelque chose de bien. »

« On a tout à gagner, enchaîne Billy. Alors on va essayer d’augmenter la prise de risque pour pouvoir jouer devant ».

Ils ne seront pas les seuls. Et cette prise de risque sera liée à la météo. C’est elle qui donnera le tempo sur ces trois jours de régate et peut-être faudra t-il d’abord veiller à rester à l’endroit et à ne pas casser avant de penser attaquer.

Rappel du classement général provisoire :

1- Australie, Tom Slingsby, 169 points
2- Japon, Nathan Outteridge, 165 pts
3 -Etats-Unis, Rome Kirby, 123 pts
4 - Grande-Bretagne, Dylan Fletcher, 120 pts
5 – Chine, Phil Robertson, 117 pts
6- France, Billy Besson, 115 pts

BONUS

Thomas Coville : « Sur nos bateaux, les émotions sont au carré de la vitesse et la prise de risque est au cube ».

Les problématiques liées à la navigation en vol et aux très hautes vitesses sont communes à la course au large et à la régate inshore en F50. Le marin français Thomas Coville - invité ce jeudi à naviguer avec l’équipe française - nous en parle.

« Avec le maxi trimaran Sodebo, on est au début de l’ère volante et on était très curieux de venir ici pour voir ce qui se fait de mieux dans ce domaine. En course au large, nous sommes sur des vitesses similaires. On frôle les 50 nœuds, on est régulièrement à 40. Sur mon bateau, on ne vole pas encore intégralement, mais ce sera le cas à la fin de l’année. On est complètement sur ces mêmes axes de travail. On est dans cette même révolution.

Naviguer à très grande vitesse, ça change les sensations, les émotions. Et il faut savoir gérer tout ça. Les émotions sont au carré de la vitesse du bateau mais la prise de risque est au cube ! Jusqu’à présent, en tant que navigant, on était plus angoissé par la crainte de casser que par celle de se faire mal. Aujourd’hui, il y a ce nouveau paramètre. Notre sport évolue, il vit avec son temps, il fait bouger les lignes et les sportifs doivent s’adapter. Je vis cela en ce moment. Les hautes vitesses demandent une concentration extrême. Au large, on est sur ce travail-là depuis longtemps : arriver à gérer et à doser le niveau de concentration. Pour moi aujourd’hui, la voile de haut niveau s’oriente vers ces trois axes-là : comment élever le niveau de concentration, comment récupérer, comment restituer à son équipe les sensations que l’on a à bord pour faire monter le niveau de jeu général... des axes qui sont communs à ce que vit une équipe engagée dans SailGP. »

Programme médias

19-22 septembre // Ouverture du Centre des Médias
19 septembre // Conférence de Presse Marseille SailGP & entraînement officiel
20 septembre // Ouverture de la Fan Zone SailGP et premier jour de course // 14h30 - 16h00 - trois régates avec les six équipes.
21 septembre // Deuxième jour de course // 14h30 - 16h00 - trois régates avec les six équipes;
22 septembre // Parade Nautique, troisième jour de course et cérémonie de remise des prix // 14h30 - 16h00 - deux régates avec les six équipes, suivies du match race opposant les deux meilleures équipes de la saison avec 1 million de dollars de prize money à la clef.

La Fan Zone SailGP sera gratuite et ouverte au public de 11h00 à 19h00 le vendredi et le samedi, puis de 9h30 à 18h00 le dimanche.

Un guide médias spécialement dédié à Marseille SailGP sera publié en complément au guide médias de la saison 1 de SailGP sur le site Media.SailGP.com.