NEW YORK, USA - 23 juin 2024 - Réguliers, les Néo-Zélandais de Peter Burling remportent le New York Sail Grand Prix. En tête du championnat depuis le neuvième Grand Prix de la saison à Christchurch - qu’ils avaient remporté à domicile -, les Blacks Foils garantissent par la même occasion leur place pour la Grande Finale de San Francisco. Le Canada de Phil Robertson décroche la 2ème place devant les Britanniques de Giles Scott. Les Français de Quentin Delapierre signent une belle journée (3-3) et terminent 5èmes à New York. Une opération qui les maintient à la 4ème place du championnat, derrière les Espagnols de Diego Botín (3èmes) et les Australiens de Tom Slingsby (2èmes).

Après une première journée nébuleuse hier, le vent était de retour sur le plan d’eau de l’Upper New York Bay, permettant aux 10 F50 de voler de manière plus régulière et d’offrir un spectacle exceptionnel au cœur de la grosse pomme. Sous le regard de la statue de la Liberté, les Néo-Zélandais, décidément un cran au-dessus de leurs adversaires, ont affiché leurs intentions. Leur pilote Peter Burling avoue avoir déjà la Grande Finale de San Francisco en tête et exploiter chaque minute de régate pour s’y préparer. Un entraînement qui a du bon pour une équipe qui semble rodée à l’exercice des courses en flotte comme à celui des finales à trois bateaux. Avec des prises de risque limitées dans les premières, puis une anticipation et une maîtrise impressionnantes quand il s’agit de batailler à trois.

Les Français n’avaient pas le droit à l’erreur ce dimanche après la journée décevante d’hier, et ils ont su bien réagir. Dès la course 3, on a pu assister au retour des audacieux départs de Quentin Delapierre. Partis en bout de ligne, les Français choisissent en même temps le chemin le plus court vers la marque 1 qu’ils passent en tête. Mais encore faut-il tenir la cadence pour passer la porte sous le vent en bonne position, sorte de passage à niveau pour la suite. Ce qu’ils font, avec de l’avance. Mais derrière eux, les Britanniques, les Néo-Zélandais et les Canadiens choisissent l’autre côté de la porte, à droite en descendant. Au près, les croisements sont serrés et les Français affichent une vitesse inférieure inhabituelle. Finalement, les Canadiens plus rapides prennent le lead et s’imposent, confortant leur place pour la finale. Les Français terminent à une belle 3ème place derrière les Néo-Zélandais.

Quatrième et dernière course en flotte : encore un départ canon du pilote tricolore Quentin Delapierre, qui s’est glissé in extremis entre les Danois et les Néo-Zélandais. Bien lancé, le F50 français est en tête jusqu’à la porte sous le vent où une perte de contrôle dans un empannage plonge le catamaran volant qui s’arrête net. Les Australiens et les Néo-Zélandais en profitent pour se faufiler et creuser l’écart, mais les Français réagissent vite et résistent aux assauts des Britanniques et des Canadiens. La flotte s’étire et les jeux sont faits : ce sera une finale Canada, Nouvelle-Zélande, Grande-Bretagne.

Les Bleus signent cependant la meilleure journée de la flotte avec deux manches de 3 et peuvent être fiers de leur rebond. Ils terminent 5ème de ce douzième Sail Grand Prix, devant leurs rivaux espagnols et danois. Et ils se rapprochent même de la 3ème place au classement général qui n’est plus qu’à 5 points.

La finale, réunissant les trois premières équipes du Sail Grand Prix de New York à l’issue des 4 courses en flotte, a donc vu s’affronter les Canadiens de Phil Robertson, les Néo-Zélandais de Peter Burling et les Britanniques de Giles Scott. Mais tout semble s’être joué dans la phase d’approche de la ligne de départ, avec les Néo-Zélandais qui ont habilement réussi à se positionner plus tard et sous le vent de leurs adversaires. Au coup de canon, tous se sont élancés en même temps, à pleine vitesse. Mais Peter Burling et ses Blacks Foils, placés à l'intérieur au passage de la marque 1, enroulent en tête. Ensuite, c’est une histoire de contrôle. Les Néo-Zélandais, premiers, gênent les Canadiens, deuxièmes, attaqués par les Britanniques, troisièmes. Les trois bateaux ont ainsi navigué, de concert jusqu’à la ligne d’arrivée. En résistant aux attaques de part et d’autre, Phil Robertson a offert sa meilleure performance (2ème) à son équipe canadienne, en finale pour la quatrième fois cette saison. Ils remontent à la 5ème place au classement général avec 67 points derrière la France (71 points), et devant les Danois rétrogradés à la 6ème place, à égalité avec les Canadiens.

Si les Néo-Zélandais semblent hors de portée avec 93 points et que l'étau se resserre pour les prétendants à la Grande Finale à 2 millions de dollars, il y a fort à parier pour que l’incertitude plane jusqu’à la dernière minute, sur le dernier bord de la dernière course en flotte du Sail Grand Prix de San Francisco…. Rendez-vous les 13 et 14 juillet pour le dénouement de cette passionnante Saison 4 de SailGP !

Quentin Delapierre, pilote France SailGP Team : “Il fallait essayer de sortir quelque chose du chapeau pour tenter d’aller en finale. Je pense que l’intention était super bonne. Malgré tout, on n’a pas été capables de gagner ces deux manches. Il faut vraiment qu’on aille dans le détail et qu’on comprenne pourquoi ça fait quelques Grand Prix qu’on a du mal à valider ces bons départs en gagnant les manches. On a eu un souci à l’échauffement, on a tapé quelque chose dans l’eau et après cet impact on avait vraiment des mauvaises sensations à bord. Du coup on n’était vraiment plus à l’aise du tout que ce soit au près ou vent arrière. On va voir si les appendices sont abimés ou pas mais à la première manche on n’était pas du tout à l’aise en vitesse. On s'est fait rattraper super fort. Et à la deuxième manche on a carrément crashé sur une manœuvre hyper simple. On a la dalle et on a tout pour que ça marche donc à San Francisco, il n’y a pas le choix, il faut que ça passe !! ”

Thierry Douillard, coach France SailGP Team : “Belle journée ce dimanche mais encore quelques soucis techniques qui nous ont un peu mis en difficulté. Quentin a retrouvé sa puissance sur les départs, avec des choix très clairs. On voulait la gauche du plan d’eau en montant parce qu’il y avait un différentiel de courant. Je pense qu’on fait une petite erreur sur la manche 3 où on prend la bouée de gauche en bas alors qu’il y avait moyen de prendre la bouée de droite que tous les autres ont prise. Mais le reste du jeu a toujours été solide. Donc c’est un bilan mitigé, il y a de la frustration parce qu’hier on est passé à côté. On a sous-estimé le courant qu’il y avait à la porte sous le vent, ce qui nous a mis dans des situations délicates. Mais on a eu une grosse réaction de l’équipage aujourd’hui. On grappille quelques points. Ça joue encore pour San Francisco. L’équipe a prouvé qu’elle avait du caractère pour bien réagir. On va arriver à San Francisco encore plus solides.”

CLASSEMENT NEW YORK SAIL GRAND PRIX

1- Nouvelle-Zélande / Peter Burling (5-3-4-2 / 1)
2- Canada / Phil Robertson (4-2-1-4 / 2)
3- Emirates GBR / Giles Scott (1-7-2-5 / 3)
4- Australie / Tom Slingsby (3-6-9-1)
5- France / Quentin Delapierre (9-5-3-3)
6- Suisse / Nathan Outteridge (6-1-8-6)
7- Espagne / Diego Botin (7-4-6-7)
8- Rockwool DEN / Nicolai Sehested (2-8-5-10)
9- Allemagne / Erik Heil (8-9-7-8)
10- États-Unis / Taylor Canfield (10-10-10-9)

CLASSEMENT GÉNÉRAL SAILGP SAISON 4
Après 12 Sail Grand Prix (après New York)

1- Nouvelle-Zélande / Peter Burling – 93 pts
2- Australie / Tom Slingsby – 78 pts
3- Espagne / Diego Botin – 76 pts
4- France / Quentin Delapierre – 71 pts
5- Canada / Phil Robertson – 67 pts
6- Rockwool DEN / Nicolai Sehested – 67 pts
7- Emirates GBR / Giles Scott – 66 pts
8- États-Unis / Taylor Canfield – 51 pts
9- Allemagne / Erik Heil – 35 pts
10- Suisse / Nathan Outteridge – 33 pts

*Germany SailGP Team : 4 points de pénalité pour un contact avec Australia SailGP Team pendant les courses d'entraînement


2024/25
Season
Starts November

Season 4 Grand Final